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Avocat en garde à vue : rôle, intervention et coût réel

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Vous êtes en garde à vue ou votre proche vient d’y être placé. Faut-il absolument un avocat ? La réponse est claire : oui, c’est fortement recommandé. L’assistance d’un avocat n’est certes pas obligatoire pour les majeurs, mais elle peut changer radicalement l’issue de votre affaire.

En tant qu’avocat pénaliste intervenant à Paris et Marseille depuis plus de 10 ans, je constate chaque semaine les conséquences d’une garde à vue mal gérée. Une déclaration maladroite, un PV signé trop vite, un droit au silence non exercé : ces erreurs se paient cher. Parfois pendant des années.

Dans cet article, je vous explique concrètement ce que fait l’avocat pendant votre garde à vue. Combien cela coûte réellement. Et surtout, les risques que vous prenez sans assistance.

Bureau en verre de Maître Feste-Guidon avocat pénaliste avec en arrière plan des étagères avec des dossiers de couleur différente - Un proche en garde à vue

Pourquoi faire appel à un avocat en garde à vue ?

L’avocat est votre seul allié dans une procédure conçue pour vous mettre sous pression. Il connaît vos droits, analyse votre situation et vous conseille sur la meilleure stratégie. Son intervention peut modifier l’orientation des poursuites, voire conduire à votre libération anticipée.

Ce n’est pas obligatoire mais fortement recommandé

L’assistance d’un avocat constitue un droit pour les personnes majeures, non une obligation. Cela signifie que les majeurs peuvent choisir d’être entendues sans avocat. En revanche, les mineurs ne peuvent pas être entendus sans l’assistance d’un avocat (art. L. 413-9 CJPM).

Dans ma pratique, je constate que les personnes qui renoncent à un avocat le regrettent souvent. Elles pensent que leur innocence suffit. Ou que « parler clairement » arrangera les choses. C’est rarement le cas, la machine pénale écrase tout une fois qu’elle est lancée.

Si vous avez besoin d’en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre guide complet sur vos droits en garde à vue.

L’avocat connaît vos droits mieux que vous

 La procédure pénale est complexe. Elle repose sur des règles techniques et des garanties précises : droit au silence, accès à certaines pièces du dossier, examen médical. Ces droits sont notifiés dès le placement en garde à vue (art. 63-1 CPP).

Mais les connaître ne signifie pas savoir les utiliser. L’avocat transforme ces droits en stratégie concrète. Il vous dit quand parler, quand vous taire, quand demander un examen médical. Il identifie les failles de la procédure que vous ne voyez pas.

L’intervention de l’avocat ne consiste pas à vous assister passivement.

L’avocat peut identifier des irrégularités de procédure. Celles-ci sont vite plus vite arrivées qu’on ne pense. La Cour de cassation a pu juger qu’un procès-verbal qui ne mentionne pas l’heure à laquelle l’officier de police judiciaire (OPJ) a informé le procureur du placement en garde à vue peut entraîner l’annulation de la mesure. [Cass. crim., 6 mars 2024, n° 22-80.895].

L’avocat peut aussi adresser des observations écrites au procureur pendant la mesure (art. 63-4-3 CPP). Ces observations peuvent avoir pour effet de conduire à une remise en liberté anticipée mais également de servir une stratégie procédurale.

A RETENIR : L’avocat n’est pas obligatoire pour les majeurs en garde à vue. Mais son intervention peut changer l’issue de votre affaire : orientation des poursuites, libération anticipée, identification de nullités.

Que fait concrètement l’avocat pendant votre garde à vue ?

L’avocat intervient à plusieurs moments clés de la garde à vue. Il consulte le dossier, vous rencontre en entretien confidentiel, assiste à vos auditions et peut formuler des observations. Chacune de ces interventions a un objectif précis.

Consultation du dossier (PV, certificat médical)

L’avocat peut consulter certaines pièces du dossier (art. 63-4-1 CPP). Il a accès au procès-verbal de notification de placement, au certificat médical et aux procès-verbal de vos auditions. En revanche, la Cour de cassation a estimé qu’il n’a pas accès à l’intégralité du dossier d’enquête et qu’il ne peut pas en obtenir une copie [Cass. crim., 4 octobre 2016, n° 16-82.309].

En revanche, la consultation des pièces auxquelles il a accès lui permet d’apprécier les charges retenues contre vous. Ces éléments structurent et orientent sa stratégie de défense.

Entretien confidentiel de 30 minutes

Avant d’être entendu par les OPJ, et à chaque tranche de 24 heures, vous avez le droit de vous entretenir avec votre avocat. L’entretien confidentiel est le moment le plus important. Il dure 30 minutes maximum et se déroule dans un local dédié (art. 63-4 CPP). C’est le seul moment où vous pouvez parler librement et confidentiellement avec votre avocat.

Pendant cet entretien, l’avocat vous expose la situation juridique. Il vous explique les droits dont vous disposez et vous conseille sur l’attitude à adopter : parler, vous taire, répondre partiellement.

Présence pendant vos auditions

Depuis la loi du 14 avril 2011, l’avocat peut assister à toutes vos auditions (art. 63-4-2 CPP). Cette présence est un droit fondamental reconnu par la Cour européenne des droits de l’homme [CEDH, 8 février 1996, John Murray c/ Royaume-Uni].

Votre avocat prend des notes de tout ce qui se dit. Vous vous concentrez ainsi sur ce qui se passe à l’audition. Et ces notes vous seront précieuses plus tard. Ces notes sont la mémoire de votre stratégie future. Vous ne vous souviendrez pas de tout après plusieurs heures d’audition et aucun procès-verbal de garde à vue ne vous sera remis.

Votre avocat ne peut pas répondre à votre place. En revanche, sa présence vous protège contre les pressions : il interviendra si vos droits ne sont pas respectés.

Questions et observations consignées au procès-verbal

À la fin de chaque audition, l’avocat peut poser des questions (art. 63-4-3 CPP). L’officier de police judiciaire peut refuser certaines questions. Mais ce refus doit être mentionné au procès-verbal.

L’avocat peut aussi formuler des observations écrites. Ces observations sont jointes à la procédure. Elles peuvent être adressées directement au procureur pendant la garde à vue. Elles servent aussi à consigner des violations de procédure utiles pour la suite.

EN PRATIQUE : L’avocat consulte le dossier, vous rencontre 30 minutes en tête-à-tête, assiste à vos auditions ,prend des notes et formule des observations. Chaque intervention vise un objectif : vous protéger et orienter favorablement la suite de la procédure.

Quand appeler un avocat en garde à vue ?

Le bon moment pour appeler un avocat, c’est immédiatement. Dès que vous êtes informé de votre placement en garde à vue, vous devez en faire la demande.
Chaque heure passée sans assistance peut ensuite se retourner contre vous.

DÈS LE PLACEMENT : la règle d’or

Le droit à l’avocat vous est notifié dès le début de la garde à vue (art. 63-1 CPP). N’attendez pas. La première audition est souvent la plus importante. C’est là que se cristallisent les déclarations qui vous suivront tout au long de la procédure.

Si vous avez un avocat, indiquez son nom aux OPJ. Sinon, demandez un avocat commis d’office. Depuis la loi du 22 avril 2024, l’avocat doit se présenter dans les 2 heures. Au-delà, le bâtonnier désigne un avocat d’office afin que vous ne soyez pas entendu sans avocat..

Même si vous pensez que l’affaire est mineure

Il n’existe pas de « petite affaire » en droit pénal. Ce qui peut sembler anodin peut entraîner des conséquences lourdes : inscription au casier judiciaire, interdiction d’exercer certaines professions, ou encore difficultés pour voyager dans certains pays.

Votre avocat vous donne une vision réaliste des enjeux et de la clarté.Dans ma pratique à Paris et Marseille, je vois régulièrement des personnes qui minimisent leur situation. Elles découvrent trop tard les implications.

Même si vous êtes innocent

L’innocence ne protège pas des erreurs de communication. Vous pouvez être innocent et vous exprimer maladroitement. Or, pour les OPJ, une formulation ambiguë peut être interprétée comme le début d’un aveu.

La Chambre criminelle a rappelé que les propos tenus avant notification du droit au silence ne peuvent pas être retranscrits [Cass. crim., 22 novembre 2023, n° 23-80.575]. En revanche, ce qui est dit en audition l’est définitivement (sauf erreur de procédure). L’avocat vous aide donc à formuler clairement ce qui s’est passé si vous choisissez de répondre aux questions.

ATTENTION : N’attendez jamais la deuxième audition pour demander un avocat. Les déclarations de la première audition suivent le dossier pendant toute la procédure.

Avocat choisi vs avocat commis d’office : quelle différence ?

Deux options s’offrent à vous : choisir votre avocat, ou demander un commis d’office. Les deux interviennent avec les mêmes prérogatives. En revanche, leurs conditions d’intervention sont très différentes.

L’avocat commis d’office : gratuit mais possiblement limité dans le temps

L’avocat commis d’office est désigné par le bâtonnier. Son intervention est gratuite et il est disponible rapidement, généralement dans les 2 heures.

En contrepartie, vous ne le choisissez pas. Vous ne connaissez pas son expérience en droit pénal. Et il est probable qu’il ne vous suive pas après la garde à vue.

L’avocat choisi : payant mais investi dans la durée

L’avocat choisi est celui que vous sélectionnez vous-même. Vous pouvez vérifier sa spécialisation, son expérience, et sa réputation. Vous établissez une relation de confiance dès le départ.

Son intervention est payante. Mais il vous accompagne sur toute la durée de l’affaire et connaît votre dossier de A à Z. Cette continuité est un atout majeur si l’affaire se poursuit.

Comment choisir votre avocat ?

Privilégiez un avocat ayant une pratique établie en droit pénal. Assurez-vous qu’il soit disponible pour les (vraies) urgences. Demandez des recommandations autour de vous lorsque c’est possible. Et surtout, fiez-vous à votre ressenti dès le premier échange. La confiance est primordiale.

Une telle situation est extrêmement stressante. Voici quelques bon réflexes à avoir si votre mari, votre fils ou un proche est en garde à vue.

Tableau comparatif : avocat choisi vs commis d’office

CritèreAvocat choisiCommis d’office
Coût1 500 – 5 000 € HTGratuit
Choix de l’avocatVous le choisissezDésigné par le bâtonnier
Pratique en droit pénalVérifiable avant interventionInconnue à l’avance
DisponibilitéOuiUniquement pour la GAV
Suivi après GAVOui, continuité assuréeNon, nouveau choix souvent nécessaire
Relation de confianceÉtablie dès le départÀ construire en urgence

Combien coûte un avocat en garde à vue ?

La question du coût est légitime. Je préfère être transparent : l’intervention d’un avocat choisi en garde à vue représente un investissement. Mais cet investissement peut vous éviter des conséquences bien plus coûteuses.

Les honoraires réalistes : entre 1 500 € et 5 000 € HT

Pour une intervention complète en garde à vue, comptez entre 1 500 € et 4 000 € HT. Cette fourchette couvre l’entretien confidentiel, l’assistance aux auditions et les observations au procureur.

Ces honoraires varient selon plusieurs facteurs : la complexité du dossier, l’urgence de l’intervention, l’éloignement géographique, le nombre d’auditions… Une intervention de nuit ou le week-end implique une majoration.

Ce qui fait varier le prix

  • La complexité  du dossier : une garde à vue pour escroquerie complexe prend plus de temps qu’un simple délit routier
  • L’urgence : uneintervention de nuit ou le week-end entraîne une majoration
  • La durée de la mesure : une garde à vue de 48h ou de 96h nécessite plus de présence, de mobilisation et d’assistance aux auditions
  • L’éloignement géographique : undéplacement hors Paris/Marseille est plus coûteux

Est-ce rentable ? Oui, voici pourquoi

Une garde à vue mal gérée peut coûter bien plus cher. Tout ce que vous aurait mal exprimé pourra être retenu contre vous et vous suivre tout le temps de la procédure. Et bien au-delà en cas de condamnation.

Condamnation inscrite au casier judiciaire, perte d’emploi pour certaines professions réglementées, difficultés à voyager, et atteinte durable à votre réputation.

Je remarque tous les jours que, face à la machine pénale, l’investissement initial se justifie largement sur le moyen ou long terme.

Les risques de ne pas avoir d’avocat en garde à vue

Se passer d’avocat en garde à vue, c’est prendre des risques considérables. Voici les erreurs les plus fréquentes que je constate dans mon cabinet. Chacune peut entraîner des conséquences désastreuses sur la suite de votre affaire.

Erreur #1 : S’auto-incriminer sans le savoir

L’auto-incrimination est le piège le plus courant. Vous pensez vous expliquer mais en réalité, vous donnez des éléments à charge contre vous.

Exemple : « J’ai pris l’argent, mais je comptais le rendre ». Vous venez de reconnaître avoir pris l’argent. L’intention de le rendre ne vous protège pas juridiquement.

Erreur #2 : Se contredire entre plusieurs auditions

Une garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures, voire plus en criminalité organisée (art. 706-88 CPP). Plusieurs auditions se succèdent, la fatigue s’accumule, et le stress altère votre mémoire.

Sans avocat, vous risquez de vous contredire d’une audition à l’autre. Ces incohérences renforcent les soupçons contre vous.

Erreur #3 : Signer un PV sans le relire attentivement

Le procès-verbal d’audition est une pièce capitale. C’est la trace écrite de vos déclarations. Elle suivra le dossier devant le procureur, le juge d’instruction, le tribunal.

Les formulations de l’OPJ ne reflètent pas toujours exactement vos propos. Vous avez le droit de demander des corrections avant de signer. L’avocat relit le PV avec vous et s’assure de sa fidélité au regard des notes qu’il a prise. Et s’il y a une différence, il pourra joindre des observations.

Erreur #4 : Ne pas exercer son droit au silence

Le droit au silence est un droit fondamental (art. 63-1 CPP, art. 6 CEDH). Il vous permet de ne pas participer à votre propre incrimination, à ne pas vous accuser vous-même.

Le silence n’est pas un aveu de culpabilité. Il ne peut pas être retenu contre vous. L’avocat vous conseille quand parler et quand vous taire. Cette stratégie peut faire toute la différence.

Erreur #5 : Croire que parler = sortir plus vite

C’est un mythe tenace : « Si je parle, ils me libéreront plus vite ». En réalité, il n’existe aucun lien automatique entre vos déclarations et la durée de la garde à vue.

La durée dépend des nécessités de l’enquête (art. 62-2 CPP). Elle ne dépend pas de votre coopération. Des déclarations précipitées peuvent au contraire compliquer votre situation.

BON A SAVOIR : Auto-incrimination, contradictions, PV signé sans relecture, droit au silence non exercé, croyance que parler accélère la libération. Ces erreurs se commettent sans avocat. Elles peuvent impacter votre dossier pendant des années.

Comment trouver un avocat en urgence pour une garde à vue ?

Une garde à vue débute souvent sans préavis. Vous devez pouvoir joindre un avocat rapidement. Voici les trois options qui s’offrent à vous.

Appeler directement un cabinet (24h/24)

C’est la solution la plus efficace. Certains cabinets sont joignables 24h/24 pour les urgences pénales. L’avocat se déplace directement au commissariat ou à la gendarmerie.

J’interviens depuis mes bureaux de Paris et Marseille sur l’ensemble du territoire français. Contactez-moi directement si vous ou un proche êtes en garde à vue.

Demander au commissariat (commis d’office)

Si vous n’avez pas d’avocat, demandez la désignation d’un commis d’office. Le commissariat se met alors en relation avec le barreau, et un avocat de permanence est nommé. Cette solution est gratuite et rapide mais nous n’avez pas le choix de votre avocat.

Faire appel à vos proches

Vous avez le droit de faire prévenir un proche de votre placement en garde à vue (art. 63-2 CPP). Ce proche peut rechercher un avocat pour vous et le contacter pour organiser son intervention.

Mon avocat peut-il faire annuler ma garde à vue ?

L’avocat peut identifier des irrégularités susceptibles d’entraîner la nullité de la garde à vue. Cette nullité ne s’obtient pas pendant la mesure mais devant un juge. Elle peut entraîner des conséquences importantes sur la suite de la procédure.

Les motifs de nullité qu’il peut identifier

Plusieurs irrégularités peuvent entraîner la nullité de la garde à vue.

  • Notification tardive des droits : la notification doit être immédiate
  • Dépassement de la durée: 24h maximum (sauf en cas de prolongation)
  • Absence d’avocat malgré demande : violation du droit à l’assistance
  • Retard d’information au procureur : cela fait nécessairement grief [Cass. crim., 6 mars 2024, n° 22-80.895]
  • Conditions indignes de détention : violation de l’article 3 CEDH [CEDH, 2 octobre 2014, Fakailo c/ France]

Comment il identifie les irrégularités

L’avocat consulte le dossier accessible (art. 63-4-1 CPP). Il contrôle les heures inscrites sur les procès-verbaux et compare les délais légaux aux délais réellement observés. Son expertise en procédure lui permet de déceler des anomalies que vous ne remarqueriez pas.

Les conséquences d’une annulation

Si la garde à vue est annulée, les actes qui en découlent peuvent l’être également. Les aveux recueillis, les perquisitions consécutives, et les éléments de preuve obtenus peuvent disparaître. Cela peut conduire à un non-lieu ou à une relaxe.

Vous pensez que votre garde à vue est irrégulière ? J’analyse la régularité de votre garde à vue.

Questions fréquentes sur l’avocat en garde à vue

Faut-il un avocat en garde à vue ?

L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire pour les majeurs. Seuls les mineurs doivent obligatoirement être assistés. Cependant, l’avocat est fortement recommandé : il connaît vos droits, vous conseille sur la stratégie à adopter et peut influencer l’issue de la mesure.

Combien coûte un avocat en garde à vue ?

Les honoraires varient souvent entre 1 500 € et 5 000 € HT selon la complexité, l’urgence et la localisation, mais toutes les situations sont spécifiques. L’avocat commis d’office est gratuit. L’aide juridictionnelle peut couvrir tout ou partie des frais si vous remplissez les conditions.

L’avocat commis d’office est-il gratuit ?

Oui, l’intervention de l’avocat commis d’office en garde à vue est gratuite. Il est désigné par le bâtonnier et intervient généralement dans les 2 heures. En contrepartie, vous ne le choisissez pas et il ne vous suivra probablement pas après la garde à vue.

Que fait l’avocat pendant la garde à vue ?

L’avocat consulte certaines pièces du dossier, vous rencontre lors d’un entretien confidentiel de 30 minutes, assiste à vos auditions, prend des notes et peut formuler des observations écrites. Il peut aussi adresser des observations au procureur pendant la mesure.

L’avocat peut-il me faire sortir plus vite ?

C’est possible. L’avocat peut adresser des observations au procureur pour demander votre libération anticipée. Il peut aussi identifier des irrégularités qui justifient la fin de la mesure. La décision finale appartient au procureur. Le but de votre avocat est néanmoins d’obtenir le meilleur résultat après votre garde à vue, pas pendant.

L’avocat est-il présent pendant les interrogatoires ?

Oui, depuis la loi du 14 avril 2011. L’avocat peut assister à toutes vos auditions (art. 63-4-2 CPP). Il ne peut pas intervenir pendant l’interrogatoire mais peut poser des questions à la fin et formuler des observations.

Quels sont les risques sans avocat en garde à vue ?

Les risques principaux sont : l’auto-incrimination par des déclarations maladroites, les contradictions entre auditions, la signature d’un PV inexact, le non-exercice du droit au silence. Ces erreurs peuvent impacter durablement votre dossier.

Comment trouver un avocat en urgence ?

Trois options : appeler directement un cabinet disponible 24h/24, demander un avocat commis d’office au commissariat, ou faire intervenir vos proches pour rechercher un avocat. La solution la plus rapide reste le contact direct.

L’avocat peut-il voir le dossier en garde à vue ?

Partiellement. L’avocat accède au PV de placement, au certificat médical et aux PV d’auditions (art. 63-4-1 CPP). Il n’a pas accès à l’intégralité du dossier d’enquête. Il peut prendre des notes mais ne peut pas obtenir de copies.

Avocat choisi vs commis d’office : lequel choisir ?

L’avocat choisi est payant mais vous le sélectionnez selon sa spécialisation et sa disponibilité. Il vous suivra tout au long de l’affaire. L’avocat commis d’office est gratuit mais vous ne le choisissez pas.

Bureau en métal et verre de Maître Feste-Guidon avec une commode en bois en arrière-plan - avocat pénaliste rôle et intervention en garde à vue

Conclusion

La garde à vue est un moment décisif. Les déclarations que vous faites, les PV que vous signez, les droits que vous exercez ou non : tout cela suit le dossier. L’avocat est votre meilleur investissement pour protéger vos intérêts.

Le coût d’une intervention peut sembler important. Il est dérisoire comparé aux conséquences d’une garde à vue mal gérée : condamnation, casier judiciaire, perte d’emploi, atteinte à la réputation.

J’interviens depuis mes bureaux de Paris et Marseille sur l’ensemble du territoire français. Disponible 24h/24 pour les urgences et fort de plus de 10 ans d’expérience en droit pénal.

Image de Armand Feste-Guidon

Armand Feste-Guidon

Avocat au Barreau de Marseille (droit pénal des affaires)